Incertains Regards

Section Théâtre Aix-Marseille Université


n° 1 | Écriture contemporaine & dispositif (2011)

mercredi 12 mars 2014, par Louis Dieuzayde, Yannick Butel

de la plasticité de l’écriture des textes au devenir de la scène


Parution 2011,
sous la direction de Yannick Butel & de Louis Dieuzayde,
aux Presses Universitaires de Provence.

Avec un CD : enregistrement de La Nuit arabe, de Roland Schimmelpfennig (Arche, 2002), mise en voix par Louis Dieuzayde, interprétée par les étudiants de la formation théâtre de l’Université Aix-Marseille.


ISBN : 978-2853997805
Édité par les Presses Universitaires de Provence
Date de dépôt : 29 avril 2011
Prix TTC : 15 €
Nombre de pages : 116

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L’ouvrage est également disponible dans les librairies en ligne suivantes :
— Ombres Blanches
— Sauramps
— la FNAC
— Decitre


A l’invitation du Salon de la revue, La Quinzaine littéraire, en partenariat avec Ent’revues et le Centre Wallonie-Bruxelles propose la 10ème édition de « La Quinzaine des Libraires » consacrée aux revues de théâtre — l’émission est consacrée à Alternatives Théâtrales, Frictions –Théâtres/écritures ; et Incertains regards. Voir ici la vidéo.


« Mutualiser les connaissances et les travaux des chercheurs où qu’ils se trouvent, et créer les conditions d’un dialogue avec tous les acteurs du spectacle vivant...
C’est sans doute cette idée qui guida l’équipe de chercheurs en arts de la scène de l’université de Provence, quand ils songèrent à la pertinence d’une nouvelle revue de théâtre. Incertains regards participera ainsi à la réalisation de cette aventure, la poursuivra aussi, et autrement, après que Pierre Voltz, Ursula Meyer et Danielle Bré ont marqué de leurs empreintes l’action théâtrale, notamment à travers la présence du Théâtre Antoine Vitez à l’université de Provence.

En consacrant ce premier numéro à « Écriture contemporaine et dispositif », Incertains Regards entend également prendre part au débat théorique qui anime les arts de la scène, les pratiques contemporaines et leurs nouveaux enjeux. D’une certaine manière, l’occasion de ce premier numéro permet ainsi de revenir et de questionner une postmodernité qui n’en finit pas de nourrir l’espace esthétique et poétique, le jeu de l’acteur et la scénographie, le regard des spectateurs et de la critique... En s’appuyant sur un territoire régional, européen et méditerranéen, chaque numéro rendra ainsi compte d’une pluralité de formes et d’expériences qui contribue à la constitution d’une communauté ; qui entretient également une diversité qui est le reflet d’une création sans cesse en quête de liberté.

De la contribution de Muriel Plana consacrée à « Puissance politique du dispositif dans Maladie ou Femmes modernes d’Elfriede Jelinek », à celle de Christophe Bident « Paysages de plus pour hommes de moins » ; de l’article d’Angela Konrad « Le montage scénique de Paysage sous surveillance ou l’affirmation du théâtre comme hétérotopie » pendant d’une mise en scène qui se tint au Théâtre des Bernardines à Marseille, à celui de Gilles Suzanne « Vous avez dit élémentaire... Agencement poétique et dispositif d’écriture : à propos de la poésie de Julien Blaine » ; du travail de lecture de Laura Foy « Poétique du numérique » à propos d’un essai publié aux éditions de l’Entretemps installées à Montpellier, à l’étude de Franck Bauchard lié à son travail de recherche à la Chartreuse Villeneuve-Lez-Avignon « Du Texte au Théâtre, De la culture de l’imprimé aux environnements numériques », de l’analyse de Julie Valéro à propos du « Tournant de la cabane (Walden), dispositif et installations dans les mises en scène de Jean-François Peyret » familier de l’ERAC, à celle de Yannick Butel qui revient sur l’une des mises en scène de la 64e édition du festival d’Avignon « Papperlapapp de Christophe Marthaler, un dispositif pour les papilles » ou du travail dramaturgique de Louis Dieuzayde « Une nuit arabe : une spectrographie critique du sujet contemporain (Essai dramaturgique) » consacré à Roland Schimmelpfennig... Chaque étude, ici, se saisit d’un motif scénique du paysage contemporain où l’écriture, celle du plateau ou du livre, libère une complexité qui exige d’être interrogée, sondée, et parfois... éclairée.

Et d’ajouter dès lors qu’Incertains Regards : le titre, vaut moins pour l’aveu d’une fragilité que pour le signe d’une conscience scientifique qui mesure qu’en matière de connaissance, la pertinence de la recherche, cet espace d’incertitude, s’établit autant sur la validité des réponses que sur la pertinence des questions.

Enfin, alors que les pratiques théâtrales ont souvent été un enjeu de société, Incertains Regards a souhaité renouer avec une pratique encore trop souvent marginale, et jusqu’à maintenant jamais tenté au sein de l’Alma mater. Chaque numéro sera ainsi accompagné de l’enregistrement d’une pièce audiophonique, réalisé dans le cadre d’un atelier étudiant de la section arts de la scène, à l’université de Provence. Ce travail, après que les éditions de l’Arche ont soutenu cette initiative, a principalement pour visée de permettre au public mal voyant d’avoir accès à des créations et un répertoire contemporains.

Ici sans doute se rejoignent et s’articulent la recherche et le quotidien dont Incertains Regards sera l’expression.

Yannick Butel directeur de la publication »


Ce premier numéro reviendra sur ce que nous avons nommé « écritures contemporaines comme dispositifs ». C’est-à-dire sur la notion de « dispositifs » qui vaut dès lors pour le syntagme qui pointe un espace (typographique, numérique, syntaxique, lexical, agencement, fable…) et dans une acceptation plus contemporaine, une configuration nouvelle où les processus de sémantisation sont parfois inattendus et nécessairement complexes. Processus qui sont interrogés aujourd’hui via le terme de « postmodernité ».

Dès lors, évoquant « les écritures contemporaines comme dispositifs », nous entendons non seulement interroger la plasticité de l’écriture des textes (la production et l’interprétation de ceux-ci participent sans doute du concept de dispositif), mais aussi celle qui confère à la scène sa caractéristique d’être une autre page où s’écrit la mise en scène

La revue propose un enregistrement audiophonique et entend ainsi participer à la construction des bibliothèques sonores. Les éditions de l’Arche ont accepté de participer à cet enjeu et ont donné leur accord pour l’enregistrement de : La Nuit arabe, de Roland Schimmelpfennig (2002)


Sommaire du numéro :

  • Textes

— « Une nuit arabe : une spectrographie critique du sujet contemporain (Essai dramaturgique) ».
Louis Dieuzayde, Maître de conférences en études théâtrales à l’université de Provence.

— « Du Texte au Théâtre, De la culture de l’imprimé aux environnements numériques ».
Franck Bauchard, Directeur du Centre National des écritures du spectacle de la Chartreuse Villeneuve les Avignons,

— « Le Tournant de la cabane (Walden) : du dispositif et de l’installation chez Jean-François Peyret ».
Julie Valéro, Docteur en Etudes Théâtrales, Chargé de cours à l’IET de la Sorbonne Paris III,

— « Puissance politique du dispositif dans Maladie ou Femmes modernes d’Elfriede Jelinek ».
Muriel Plana, Maître de conférences en études théâtrales à l’université de Toulouse,

— « Le montage scénique de Paysage sous surveillance ou l’affirmation du théâtre comme hétérotopie »
Angela Konrad, Maître de conférences en études théâtrales à l’université de Provence,

— « Paysages de plus pour hommes de moins » (Matthieu Mével).
Christophe Bident, Professeur d’études théâtrales à l’université d’Amiens,

— « Vous avez dit élémentaire… Agencement poétique et dispositif d’écriture : à propos de la poésie de Julien Blaine ».
Gilles Suzanne, Maître de conférences en sociologie de l’art à l’université de Provence,

— « Papperlapp de Christophe Marthaler, un dispositif pour les papilles ».
Yannick Butel, Professeur d’Esthétique et d’études théâtrales à l’université de Provence,

— « Pratique et pensée des NTIC : pour un renouveau opérationnel du concept de poétique ».
Laura Foy, Doctorante à l’université de Provence,

  • Pièce Radiophonique.

- Roland Schimmelpfennig, La Nuit arabe, L’Arche, 2002.

— Les voix des étudiants de licence 3 de la section « arts de la scène » de l’Université de Provence, : Fabien, Hintenoch, Iris Julienne, Nicolas Rochette, Florian Onnein, Léa Stemmel.
— Mise en scène et dramaturgie : Louis Dieuzayde, Maître de conférence en esthétique théâtrale, université de Provence.
— Assistanat à la mise en scène : Lucile Perrin, étudiante de la section "arts de la scène" (Master professionnel 2) de l’université de Provence.
— Créateurs sonores : Jean-Noël Beyssier, Benjamin Duprat

Avec le soutien de l’UFR LACS, des Presses Universitaires de Provence et du Théâtre Antoine Vitez. Remerciements aux éditions de l’Arche, à Henriette Stoffel, Nicole Mandino, à l’équipe du Théâtre Antoine Vitez et à Jean-Luc Hervé ainsi qu’aux étudiants de l’atelier 21 de l’année 2009-2010.